Résidences

Appel à candidature – résidence de recherche 2020

Le CAIRN centre d’art lance un appel à candidature pour une résidence de recherche.

Cette candidature est ouverte à tou.te.s les artistes professionnel.le.s, français.e.s ou étranger.e.s, sans limite d’âge souhaitant développer leur travail de recherche et d’expérimentation au cœur du Géoparc de Haute-Provence.

Délais de candidature : 27 JANVIER 2020

Période de résidence : 6 semaines, entre avril et décembre 2020

Veuillez trouver toutes les conditions de résidence et de candidature <ici>

Pour plus d’informations :

julie.michel@dignelesbains.fr 

04 92 31 45 29

 

 

 

Résidences en cours: 

 

 

  • Yamile VILLAMIL ROJAS (2019 – 2020)

 

Yamile Villamil Rojas est lauréate de l’appel à candidature 2019 pour une résidence de recherche au CAIRN centre d’art. Elle sera présente à Digne-les-Bains pendant 6 semaines entre octobre 2019 et février 2020 pour développer son projet.

Yamile Villamil Rojas, artiste et chercheuse colombienne installée en France depuis 2013, s’intéresse aux pratiques collaboratives en art et travaille plus spécifiquement autour de rituels populaires et séculaires. La rencontre est une dimension fondamentale de ses projets qui questionnent les notions d’identité, d’altérité, de cultures et de territoires. Sa démarche s’inscrit dans une histoire de l’art participatif où il s’agit de créer dans l’espace social (et de s’intéresser à ses réalités) plutôt que dans l’atelier, collectivement plutôt que de manière isolée. L’œuvre n’est pas le fruit du travail de l’artiste seul, mais celui d’une collaboration en présence entre artiste et volontaires.

En résidence au CAIRN, elle a choisi de partir de la figure des Minkas* dans le but d’établir un «cercle de parole et de pensée» avec les habitants et/ou des interlocuteurs liés au réseau associatif dignois et d’engager ainsi une réflexion sur le corps comme «extension ou avatar de la terre que nous habitons» (Yamile Villamil Rojas). L’objectif, selon les propos de l’artiste, est d’interroger la manière dont la mémoire individuelle et collective se construit un «refuge» à travers le corps, les œuvres, les objets, les archives mais aussi à travers une certaine écologie de la relation. Faire surgir et (re)construire la mémoire d’un territoire en collaborant avec ses acteurs quotidiens pour contribuer à la réinvention des formes et lieux possibles du collectif.

* Pratique de rassemblement mise en place par les indigènes sur le continent américain dans laquelle une communauté engage un dialogue qui doit soutenir la mémoire individuelle et collective, en tissant les trames d’une société ou d’une culture. (propos de l’artiste dans sa note d’intention)

 

Yamile Villamil Rojas est née en 1985 à Bogotá. Elle vit et travaille à Paris depuis 2014. Artiste et chercheuse, elle a obtenu un Master 1 en Esthétique, Pratique et Histoire des Arts Plastiques et un Master 2 en Médias, Design et art contemporain à l’Université Paris 8. Actuellement, Yamile Villamil Rojas poursuit un doctorat en Arts et Langages à l’EHESS de Paris et a réalisé plusieurs projets de co-création en France et en Colombie. Ses projets ont été présentés dans le cadre d’expositions personnelles et collectives telles que Visions Magiques (jardin botanique José Celestino Mutis – Bogotà), Ici & ailleurs (Espace Khiasma, Paris), Papier Machine (bibliothèque Levi Strauss, Paris). Yamile Villamil Rojas mène des « médiations créatives » (Nous ne sommes pas le nombre que nous croyons être, Béton salon centre d’art et de recherche, Paris) et intervient régulièrement dans des publications et comme conférencière (musées et centres culturels en France et en Colombie).

 

La route des savoirs-saveurs (publication), 2017

La route des «savoirs-saveurs» est un projet de création collaborative entre l’artiste Yamile Villamil Rojas, la Maison des Fougères et un groupe d’habitants du quartier des Fougères, dans le 20ème arrondissement de Paris. Ce vaste projet d’expérimentations culinaires est né de discussions informelles et d’envies communes. Il se conclut par l’édition d’un livre de recette, à la fois d’ici et d’ailleurs. Rassemblés par une curiosité commune et un goût du voyage, les participants ont mis en partage leurs savoirs culinaires, à travers des ateliers collectifs, au cours desquels chacun proposait tour à tour une recette. L’occasion d’échanger sur les pratiques et rituels, qui laissaient transparaître de nombreux liens entre les cultures représetnées à travers ce projet (Delphine Verron).

 

1 – Co-création autour de pratiques culinaires, Maison des Fougères, 2017, Paris

2 – Vue de l’exposition Ici & ailleurs, Espace Khiasma, 2017, Paris