Résidences d’artiste

Artistes en résidence au CAIRN Centre d’art

Invités depuis la moitié des années 1990 en résidence, des artistes français et étrangers reconnus au niveau international ont fait de la rencontre avec ce territoire le point de départ de leurs oeuvres. Certains entre eux ont trouvé un terrain fécond pour nourrir leur démarche artistique dans la particularité des sites géologiques uniques (Andy Goldworthy, Paul Armand Gette); d’autres ont été touchés et inspirés par des paysages et des récits qui révèlent les marques d’une vie agricole et pastorale autrefois intense, mais aujourd’hui en voie de disparition (Andy Goldsworthy, herman de vries, Richard Nonas, Till Roeskens). L’histoire locale ainsi que le dialogue tissé entre l’art et la science ont attiré la curiosité et l’esprit des plusieurs artistes qui  s’intéressent à l’interaction entre nature, culture  et société contemporaine (Mark Dion, Paul Armand Gette, Joan Fontcuberta). 
Pour de plus jeunes artistes, le passage au CAIRN a été le tremplin pour des aventures artistiques poursuivies ailleurs (Abraham Poincheval, Delphine Gigoux Martin).

Les résidences d’artiste

La programmation artistique des résidences veille au respect d’une démarche rigoureuse qui vise à enraciner les projets dans le contexte local. Trois/quatre artistes par an sont invités sous la direction artistique du centre d’art pour travailler sur des projets d’exposition, d’œuvre en plein air ou proposer des workshops ou évènements publics. Pour offrir les meilleures conditions de travail aux artistes, les périodes de résidences sont flexibles et adaptées en fonction du déroulement de leur projet.

Résidences de recherche : un appel à candidature, ouvert aux artistes de toutes nationalités, est publié chaque année au mois des juillet, proposant une bourse de recherche sur 6 semaines, pendant la période d’hiver/printemps.

Télécharger l’appel à candidature 2018, ici

Un appartement est mis à disposition des artistes en résidence au cœur du parc Saint Benoit, à proximité du centre d’art et du centre ville.

 

Résidences en cours: 

  • Lara Almarcegui  ( 2018-2019)

Lara Almarcegui est née en 1972 à Saragosse, Espagne. Elle vit et travaille à Rotterdam, Pays-Bas. L’artiste s’intéresse à des structures en phase de transformation, en questionnant l’état actuel de construction, d’usure et dégradation de zones périphériques, en cherchant à mettre en lumière des éléments qui échappent souvent au regard. D’autre part, elle tente de décrypter les liens multiples qui existent entre architecture et urbanisme, en établissant un discours sur les différents éléments qui constituent la réalité physique d’un paysage en constante transformation.

Ce sont ainsi les notions de propriété, d’urbanisation, de transformation et de contrôle du territoire qui sont remises en question dans son travail.

Relevant du « champ élargi de la sculpture », ces oeuvres ne sont pas sans évoquer les non-sites définis par Robert Smithson dans l’irréductible tension qu’elles établissent entre espace extérieur et espace intérieur. Lara Almarcegui a représenté l’Espagne à la 55ème Biennale de Venise, en 2013, et à Biennale de Lyon, en 2017.

Pour plus d’informations cliquez > ici <

Lara Almarcegui, 55ème Biennale de Venise, Pavillon Espagne, 2013

 

  • Mariateresa Sartori  (2018)

Mariateresa Sartori est née en 1961, elle vit et travaille à Venise. Son travail est fortement influencé par l’approche scientifique en tant que telle, et spécifiquement par les neurosciences, mais elle s’intéresse aussi aux dynamiques de comportement des groupes et aux systèmes linguistiques, ainsi que à la musique en tant que forme d’expression des émotions. Ses projets, souvent menés en collaboration avec des scientifiques et des spécialistes, interrogent les formes de perceptions sensorielles et leur capacité à décerner la réalité.

Au cours de ses expositions personnelles et collectives, elle a exposé dans de nombreux musées dont: MMOMA, Musée d’Art Moderne de Moscou, Palazzo Fortuny, Venise; Musée de l’Académie des Beaux-Arts de Russie, Saint-Pétersbourg; Fondation Bevilacqua La Masa, Venise; ICA, The show room, Londres; NGBK Berlin; Hangar Bicocca, Milan; Macro, Rome; Neue Galerie, Graz; Palais des Expositions, Rome; Musée Mucsarnok, Budapest; Careof, Milan; Folkwang Museum, Essen; Fondation Querini Stampalia, Venise.

En résidence au CAIRN centre d’art, ses recherches s’appuient sur l’exploration de l’environnement naturel autour de Digne. Des transcriptions graphiques des sons entendus au cours des ses balades constitueront une relecture du paysage traversé, capté par ses sens à un moment donné. Sa recherche se relient aussi à la botanique: les herbiers sont évoqués par l’emploi de la photo sténopé, en se focalisant aussi sur les lignes tracées par les sommets des arbres à l’horizon.

Plus d’informations : https://www.mariateresasartori.it/en/

 

 

1) Mariateresa Sartori, Nuvole n2, photo en stenopé, 2017, Cassis, Fondation Camargo.

2) Mariateresa Sartori, Piccola pianta n1, 2016, Cassis, Fondation Camargo

 

  • Alessandro Quaranta (2017-2018)

Alessandro Quaranta est né à Turin, en Italie, en 1975

Son travail à été montré dans plusieurs institutions, Le GAM (Musée d’art modern de Turin – 2014) FSRR (Fondation Sandretto Re Rebaudengo), Autograph ABP (Londres 2012), Musée d’art moderne de Louisiane (DK), 2011 / PAV (Turin) CESAC (Caraglio, Italie) 2010 / Musée d’art contemporain de Caracas, Venezuela, 2009 / DOCVA, CareOF (Milan) 2008. Il a participé à la triennale du Valais, Suisse en 2014 – et la Xeme biennale de Lyon en 2009.

“Le temps passé au Cairn m’a permis de me concentrer plus précisément sur mon attitude et ce à quoi elle mène. Le silence spectral que j’ai perçu durant mes marches dans le paysage hivernal des environs de Digne a réveillé en moi un besoin ancestral de retrouver une posture utopique. Un besoin de restaurer une communication, entre les humains et les animaux, à différents niveaux de langage. Mon but, comme résultat de cette recherche est de réaliser un court-métrage.”

Alessandro Quaranta – The changing of the guard