herman de vries – à mes pieds

herman de vries

à mes pieds

1er avril – 21 juin 2015

Exposition en lien avec la 56ème Biennale de Venise qui débutera le 9 mai 2015. herman de vries représentera son pays dans le pavillon hollandais, ce qui est pour le CAIRN centre d’art et le Musée Gassendi l’occasion de rappeler l’attachement que porte cet artiste de renommée internationale au riche territoire dignois.

Son dernier livre d’artiste intitulé à mes pieds est en vente sur place au prix de 30€. Éditions Musée Gassendi & CAIRN centre d’art (2014).

Invité en 1999 par le CAIRN centre d’art, herman de vries est revenu de nombreuses fois, chaque séjour étant l’occasion d’élaborer une série d’œuvres sur le territoire dont points, traces et fenêtres. Au cours des « voyages à Digne », quelques rencontres fortes avec des lieux et des histoires locales ont suscité et nourri les différentes propositions artistiques : Gassendi, les marnes noires, Saint-Jean, Roche-Rousse, Cézanne et le docteur Honnorat. Toutes les composantes de la démarche d’herman de vries ont pu se matérialiser dans les projets réalisés à Digne à travers ses différents projets qui nous invitent à parcourir le territoire à la recherche des ses discrètes et poétiques interventions à la feuille d’or. Une façon de nous amener à véritablement regarder la nature afin de renouer avec elle.

 

herman de vries* est né en 1931 à Alkmaar, aux Pays-Bas, il vit et travaille à Eschenau, en Allemagne. Son travail a toujours été étroitement lié à la contemplation de la nature. Abandonnant progressivement son métier de naturaliste pour se consacrer à l’art, herman de vries s’applique à démontrer dans son travail l’universalité du paysage et la réalité primaire de la nature. Le regard qu’il porte sur le monde est fortement influencé par la philosophie orientale (notamment bouddhiste et hindouiste) et la poésie.

« je déteste l’art dans la nature » , dit encore herman de vries, dont les interventions n’ont, en dépit des apparences, rien de commun avec le Land Art. Toutefois, nous nous sommes tellement éloignés de la nature, nous l’avons tellement modifiée, manipulée, détruite, nous avons si bien oublié qu’elle est l’art par excellence, que seul un artifice de plus, celui de l’art humain, peut nous aider à la retrouver. Parce que nous avons perdu toute relation d’immédiateté avec la nature, nous avons besoin de la médiation supplémentaire de l’art pour restaurer l’unité que nous formions avec elle. »
Anne Moeglin-Delcroix, extrait de La proximité dans la distance In L’art et la nature chez herman de vries, herman de vries, Fage éditions et Musée Gassendi, 2009.

*nous respectons la volonté de l’artiste de ne pas employer de majuscule.

 

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